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Le vietnam, présentation
Le Vietnam dessine un long S le long de la mer de Chine méridionale, du delta du fleuve Rouge au nord jusqu’au delta du Mékong au sud, sur près de 1 650 km. Une superficie proche de celle de l’Allemagne, mais une diagonale qui traverse à elle seule plusieurs climats : quand Hanoï grelotte sous un ciel gris en janvier, Hô Chi Minh-Ville transpire déjà sous 32 degrés. Cette étendue explique aussi pourquoi le pays change de visage selon qu’on le découvre par le nord ou par le sud : un Hanoïen a la réputation d’être plus formel, plus attaché aux usages, quand un habitant de Hô Chi Minh-Ville sera décrit comme plus commerçant et plus direct. La cuisine suit le même mouvement : sobre et peu sucrée au nord, elle se pare d’herbes fraîches, de sucre et de piment à mesure qu’on descend vers le sud.
Cette diversité se retrouve jusque dans la langue. Le vietnamien s’écrit aujourd’hui en alphabet latin, le quốc ngữ, une romanisation mise au point par des missionnaires européens puis généralisée pendant la période coloniale française — un des nombreux héritages tangibles de cette page d’histoire. L’anglais reste limité en dehors des zones touristiques, et quelques usages simples valent d’être connus avant de partir : s’adresser aux aînés avec déférence, éviter de hausser le ton, et ne pas s’étonner qu’on négocie un peu partout, du marché au cyclo-pousse.
Le pays est très majoritairement bouddhiste, dans une tradition mahayana mêlée au culte des ancêtres et à des influences taoïstes et confucéennes : les pagodes rythment le quotidien bien au-delà de la pratique religieuse stricte. Dans le delta du Mékong, cette toile de fond se colore d’une influence khmère bien vivante, héritée du voisinage avec le Cambodge, visible dans certains temples et dans la culture de la minorité khmère krom. Ce syncrétisme n’est pas un hasard : il porte la trace d’une histoire faite de dominations successives, d’abord chinoise pendant près de mille ans, puis française à partir du XIXe siècle, avant une guerre longue et douloureuse contre les États-Unis qui s’achève par la réunification du pays en 1975. C’est cette histoire dense, plus que le seul exotisme, qui rend le Vietnam d’aujourd’hui si particulier à traverser.
Carte interactive : les incontournables du vietnam
Pour visualiser d’un coup d’œil où se trouvent les incontournables du pays, voici une carte interactive des 10 lieux à ne pas manquer pour un premier voyage.
Liste et explications des incontournables
- Sapa — rizières en terrasses à flanc de montagne et villages des minorités ethniques du nord.
- Hanoï — la capitale, son vieux quartier aux mille ruelles, ses lacs et ses temples millénaires.
- La baie d’Halong — des milliers de pitons karstiques émergeant de l’eau, site classé à l’UNESCO, à découvrir en croisière.
- Ninh Binh — surnommée la « baie d’Halong terrestre », entre rizières, grottes et rivières encaissées.
- Hué — l’ancienne capitale impériale, sa citadelle et ses tombeaux royaux.
- Hoi An — vieille ville classée à l’UNESCO, célèbre pour ses lanternes et son architecture préservée.
- Da Nang — grandes plages et pont du Dragon, entre Hué et Hoi An.
- Hô Chi Minh-Ville — l’ancienne Saïgon, poumon économique du pays et vie nocturne animée.
- Le delta du Mékong — marchés flottants et vie fluviale, au sud du pays.
- Phu Quoc — l’île balnéaire du Vietnam, pour les plages et le farniente.
Formalités : le visa pour les français
Pour un séjour touristique de 45 jours maximum, les ressortissants français, belges, suisses et luxembourgeois n’ont pas besoin de visa. Cette exemption, étendue depuis 2023, reste en vigueur en 2026, et le compteur des 45 jours se remet à zéro à chaque nouvelle entrée sur le territoire.
Deux points à vérifier avant de partir :
- le passeport doit rester valide au moins 6 mois après la date d’entrée prévue ;
- au-delà de 45 jours, un e-visa (jusqu’à 90 jours, entrées multiples) est nécessaire, à demander avant le départ sur le site officiel de l’immigration vietnamienne.
Réserver son vol
Depuis la France, deux aéroports concentrent l’essentiel des vols directs : Hanoï si votre circuit démarre par le nord, et Hô Chi Minh-Ville si vous préférez commencer par le sud. Comptez environ 11h20 de vol direct vers Hanoï et 12h25 vers Hô Chi Minh-Ville, avec Vietnam Airlines ou Air France. Pour atterrir directement dans le centre du pays (Da Nang, pratique pour rejoindre Hoi An et Hué), il faudra en revanche passer par une compagnie avec escale, comme EVA Air, Turkish Airlines ou Singapore Airlines. Mieux vaut réserver plusieurs mois à l’avance, surtout pour un départ en haute saison (décembre à février).
Autre cas de figure fréquent : de nombreux jeunes français partis travailler en Australie dans le cadre d’un PVT (programme vacances-travail) en profitent pour visiter l’Asie du Sud-Est, Vietnam compris. Depuis l’Australie, la liaison est beaucoup plus courte et surtout beaucoup moins chère que depuis la France : des compagnies low-cost comme Jetstar, VietJet ou AirAsia proposent des allers simples vers Hô Chi Minh-Ville ou Da Nang à partir d’une centaine d’euros, contre plus de 1 000 € pour un aller-retour Paris-Vietnam. Une option à connaître si vous avez de la famille ou des proches en PVT en Australie, ou si vous combinez vous-même les deux destinations dans un même voyage.
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Trouver un hôtel
Il est généralement possible de trouver un hébergement directement sur place au Vietnam, notamment dans les grandes villes et les régions touristiques. Les guesthouses et les petits hôtels proposent souvent des chambres disponibles à la dernière minute. Il est toutefois préférable de réserver les premières nuits ainsi que les séjours en haute saison, pendant le Tết ou dans les stations balnéaires très prisées.
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Deux réflexes simples à adopter dès l'arrivée au Vietnam :
Ne buvez pas l'eau du robinet
Elle n'est pas considérée comme potable pour les voyageurs : réseau de distribution fragile, canalisations parfois anciennes. Privilégiez l'eau en bouteille scellée, très facile à trouver partout et bon marché.
Pas de nourriture dans la chambre
La chaleur et l'humidité attirent rapidement cafards et insectes, y compris dans des hébergements par ailleurs propres et bien tenus. Mieux vaut finir ses restes avant de rentrer.
Se déplacer : grab, be, xanh sm — et pourquoi pas uber ni bolt
Contrairement à d’autres destinations, Uber a quitté le Vietnam en 2018 en cédant ses activités à Grab, et Bolt n’y est pas implanté : inutile de compter sur ces deux applications une fois sur place.
Grab a pris la relève et reste la référence pour se déplacer : réservation de voiture ou de moto, prix affiché avant la course, paiement en espèces ou par carte, suivi GPS du trajet. C’est la première application à installer avant le départ.
Deux alternatives valent le coup d’œil pour comparer les prix : Be, souvent moins cher pour les trajets en moto, et Xanh SM, qui propose des véhicules électriques plus confortables. Dans les zones plus reculées, ces applications peuvent être limitées : il faudra alors passer par les taxis locaux (Mai Linh, Vinasun) ou le cyclo-pousse dans les vieilles villes, en vérifiant le compteur ou en négociant le prix avant de monter.
Louer une voiture
Conduire soi-même n’est pas le réflexe classique pour un voyageur étranger au Vietnam : la circulation urbaine, très dense à Hanoï comme à Hô Chi Minh-Ville, suit des codes différents de ceux qu’on connaît en Europe, et les agences louent rarement un véhicule sans chauffeur à un touriste de passage.
Sur place, la solution la plus répandue reste donc la voiture avec chauffeur, réservée à la journée ou pour un trajet entre deux villes, généralement via une agence locale, l’hôtel ou le circuit choisi. Les comparateurs de location internationaux couvrent mal cette offre au Vietnam et ne proposent pas vraiment de solution avec chauffeur : mieux vaut donc se renseigner sur place ou via son hébergement plutôt que de réserver à l’avance depuis un comparateur généraliste.
Budget et monnaie
La monnaie officielle est le dong vietnamien (VND). Le taux de change oscille généralement autour de 27 000 à 28 000 VND pour 1 euro, à vérifier avant le départ. Les prix affichent souvent de grands nombres (un café à 30 000 VND, un repas de rue à 50 000 VND), de quoi désorienter les premiers jours.
- Les distributeurs automatiques sont nombreux dans les villes et zones touristiques.
- Les cartes bancaires internationales sont acceptées dans les hôtels et restaurants des grandes villes, mais marchés et petites échoppes fonctionnent en espèces.
- Le Vietnam reste une destination très abordable : hébergement, repas de rue et transports locaux coûtent nettement moins cher qu’en Europe.
La gastronomie en 5 plats
- Le phở — la soupe de nouilles au bœuf ou au poulet, plat national par excellence.
- Le bánh mì — le sandwich vietnamien, héritage de la baguette française, garni de pâté, viande et légumes marinés.
- Le bún chả — nouilles froides et porc grillé, spécialité emblématique de Hanoï.
- Les gỏi cuốn — rouleaux de printemps frais, à tremper dans une sauce aux cacahuètes.
- Le cà phê sữa đá — le café glacé au lait concentré, une institution locale.
Mon conseil : mangez dans la rue, sur les petits tabourets en plastique, là où mangent les habitants. C’est souvent là que se trouve la meilleure cuisine, pour quelques dizaines de milliers de dong seulement. La street food est d’ailleurs l’une des richesses culinaires du pays, portée par des recettes transmises depuis des générations sur les mêmes coins de rue. Et c’est aussi l’option la plus abordable : un bol de phở de rue tourne généralement autour de 30 000 à 40 000 VND, soit à peine 1 à 1,50 euro, pour une qualité souvent supérieure à celle d’un restaurant touristique deux fois plus cher.
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Foire aux questions sur un voyage au Vietnam
Faut-il un visa pour aller au Vietnam quand on est français ?
Non, pas pour un séjour touristique de 45 jours maximum. Les ressortissants français bénéficient d’une exemption de visa depuis 2023, toujours en vigueur en 2026. Au-delà de 45 jours, un e-visa est nécessaire.
Quelle est la meilleure période pour partir au Vietnam ?
Cela dépend des régions visitées, mais la période de novembre à avril offre globalement les conditions les plus stables pour un circuit couvrant nord, centre et sud.
Quelle est la monnaie utilisée au Vietnam ?
Le dong vietnamien (VND). Comptez environ 27 000 à 28 000 VND pour 1 euro, à vérifier avant le départ.
Combien coûte un voyage au Vietnam ?
Le Vietnam reste une destination très abordable : hébergement, repas de rue et transports locaux coûtent nettement moins cher qu’en Europe.
Uber et bolt fonctionnent-ils au Vietnam ?
Non. Uber a quitté le pays en 2018 et Bolt n’y est pas présent. L’application de référence est Grab, complétée par Be et Xanh SM selon les villes.
Faut-il négocier avec les taxis au Vietnam ?
Avec les applications comme Grab, le prix est fixé à l’avance. Avec un taxi de rue ou un cyclo-pousse, mieux vaut vérifier le compteur ou négocier le tarif avant de monter.
Peut-on louer une voiture pour conduire soi-même au Vietnam ?
C’est possible mais peu recommandé pour un voyageur étranger, en raison de la circulation dense et de règles différentes des nôtres. La location avec chauffeur, réservée sur place, est la solution la plus utilisée.
Combien de jours prévoir pour découvrir le Vietnam ?
Deux semaines permettent déjà de couvrir les incontournables (Hanoï, baie d’Halong, Hoi An, Hô Chi Minh-Ville). Trois semaines ou plus laissent le temps d’ajouter le delta du Mékong ou le nord montagneux.
Quels plats faut-il absolument goûter au Vietnam ?
Le phở, le bánh mì, le bún chả, les rouleaux de printemps (gỏi cuốn) et le café glacé au lait concentré (cà phê sữa đá) font partie des incontournables.
Peut-on faire un trek ou une randonnée au Vietnam ?
Oui, notamment dans les montagnes du nord autour de Sapa, où plusieurs agences spécialisées proposent des treks encadrés à travers les rizières en terrasses et les villages des minorités ethniques.
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